Samita ASBL

Dons

La valeur du don

Par Ven. Vimala

À l’époque de mon enfance, dans les Flandres, nous avions cette fête annuelle traditionnelle, qu’on nomme Saint-Nicolas, le 6 décembre. La légende raconte que ce jour-là, la veille de son anniversaire, Saint Nicolas visite en personne chaque maison pour récompenser chaque enfant sage avec beaucoup de cadeaux. Sa seule motivation pour ce geste est simplement que, plus que tout au monde, il aime donner.

Quelques mois avant cette fête de Saint-Nicolas, chacun dans la famille se réunissait pour tirer un nom hors d’un chapeau. C’était le nom tiré au sort désignait la personne pour qui vous devriez ensuite créer un cadeau à découvrir qui était dissimulé avec beaucoup de créativité : des devinettes, des poèmes et parfois même une chasse au cadeau tout autour de la maison. Le mot pour désigner ce cadeau spécial était tiré du français « la surprise »… Enfant, j’adorais passer beaucoup de temps à créer une « surprise » appropriée, l’élaborant dans le moindre détail.

C’était pure joie d’imaginer l’expression de surprise sur le visage de la personne lorsqu’elle ouvrirait la « surprise », lirait le poème, essayerait de découvrir tous les indices et les petits cadeaux. C’était la joie de donner. Il y avait tellement plus de joie dans ce fait que celle d’ouvrir vos propres présents. Cette tradition m’a appris une leçon que je ne peux oublier : la joie que procure la générosité.

Lorsque j’ai pris l’ordination de moniale en 2008 en Birmanie, j’allais faire la tournée des aumônes avec les moines. En tant que nonne je ne pouvais pas porter le bol à aumônes, mais c’était pure joie de regarder ces gens très pauvres sortant de leur cabanes de bambou avec les petits enfants et leurs visages souriants, si heureux de simplement pouvoir partager ne fut ce qu’une cuillerée de leur riz avec les moines. Les mères soulevaient les petits pour qu’ils puissent eux aussi déposer un peu de riz dans les bols.

Malgré le fait qu’ils possédaient si peu eux-mêmes, ils comprenaient que le partage du peu qu’ils avaient leur donnerait beaucoup de joie. La joie est ce qui entraîne l’esprit à l’altruisme et à la bonté sans rien attendre en retour. Ceci engendre la sérénité de l’esprit.

Bhikkhuni gathering at Aranya Bodhi Hermitage, June 2013

Réunion de moniales à l’Ermitage d’Aranya Bodhi, juin 2013

Depuis l’époque du Bouddha jusqu’à l’époque actuelle, les monastiques bouddhistes ont dédié leur vie à la préservation et l’enseignement du Dhamma sans rien attendre en retour. C’est ainsi que le Bouddha a établi les fondations du Sangha. Selon les Écritures Bouddhistes, les monastiques vivent sans manipuler l’argent et sans revenu, ils dépendent entièrement sur les dons bienveillants et généreux des autres, fussent-ils matériels, ou simplement comme bénévole.

Les monastères bouddhistes sont donc maintenus entièrement par la générosité des donateurs. Ils fournissent le lieu pour les monastiques d’enseigner et pratiquer, et pour les laïcs de venir entendre le Dhamma.

The Buddha said:

« Bhikkhus, si les êtres connaissaient, comme je connais, la conséquence de donner et partager, ils ne mangeraient pas sans avoir donné, ni ne permettraient à l’impureté de l’avarice d’obséder et prendre racine dans leur esprit. Même si c’était leur dernier morceau, dernière bouchée, ils ne mangeraient pas sans avoir partagé, s’il y avait quelqu’un pour la partager. Mais, Bhikkhus, comme ils ignorent ce que je sais, la conséquence du don et du partage, ils mangent sans avoir donné, et l’impureté de l’avarice les obsède et s’engraine dans leur esprit. »

Itivuttaka 26

Le fait de donner avec bon cœur, avec la motivation, sans rien attendre en retour pour soi-même, enseigne a l’esprit une leçon qui ne devrait pas être sur-estimée. Grâce à ce système d’interdépendance entre monastiques et pratiquants laïcs, le Dhamma a pu nous parvenir à travers une lignée ininterrompue de plus de 2500 ans. À travers cet enseignement de générosité altruiste, nous avons la possibilité de développer et contenter notre esprit et notre pratique de la méditation.

C’est la raison pour laquelle j’ai consacré ma vie à l’expansion du Dhamma, à la fois en travaillant pour SuttaCentral.net et en établissant le Monastère Tilorien.

Moyens de soutien

Si, par gratitude et joie de donner, l’intention de nous soutenir vous inspire, il y a divers moyens de le faire via l’ASBL Samita.

Soutenir le Monastère Tilorien

Vous pouvez aider le monastère Tilorien, soit via des dons financiers, soit bénévolement, en proposant vos talents, ou encore, en apportant ou envoyant de la nourriture ou autres nécessités aux monastiques.

En ce qui concerne les dons financiers, veuillez trouver les coordonnées bancaires ici à droite.

Si vous désirez offrir vos talents ou rester au monastère pour quelque temps, veuillez voir la page web volontariat au monastère.

Si vous désirez amener de la nourriture (dana) au monastère, ou en envoyer par la poste, veuillez lire les informations à ce sujet sur le site web du monastère.

Soutenir des monastiques individuellement

Si vous désirez soutenir individuellement des monastiques pour les 4 ‘choses essentielles’, frais de voyage, assurance, etc., vous pouvez donner en utilisant le compte bancaire de Samita (dans la barre de droite) en mentionnant le nom et le but du don.

Travailler bénévolement pour Samita

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